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	<description>Bienvenue sur mon blog, vos commentaires sont les bienvenus</description>
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		<title>Nouveau blog ! C&#8217;est par ici   http://catiminiplume.wordpress.com/</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 16:56:04 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[DEMISSION]]></category>

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		<title>SACRILEGE</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 21:09:37 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[SACRILEGE]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça fait un moment que je le sens qui me regarde du coin de l&#8217;œil. Un moment que ce petit jeu là dure entre nous. Ce soir, c&#8217;est spécial. Ambiance électrique. Elle s&#8217;est enfermée dans la salle de bain en pleurant et j&#8217;ai senti qu&#8217;il allait passer à l&#8217;acte. Le voilà. Il me fixe, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="messageBody"></span><span class="messageBody"></p>
<p class="text_exposed_root text_exposed">Ça fait un moment que je le sens qui me regarde du coin de l&#8217;œil. Un moment que ce petit jeu là dure entre nous. Ce soir, c&#8217;est spécial. Ambiance électrique. Elle s&#8217;est enfermée dans la salle de bain en pleurant et j&#8217;ai senti qu&#8217;il allait passer à l&#8217;acte. Le voilà. Il me fixe, le regard vide. S&#8217;approche. Sa grosse patte m&#8217;effleure, délicatement d&#8217;abord, puis plus fort. Il me caresse, me<span class="text_exposed_hide">&#8230;</span><span class="text_exposed_show"> tâte, me pince, me soupèse, m&#8217;évalue, s&#8217;enhardit. Ses yeux se mettent à briller, son souffle s&#8217;accélère. Il tire doucement sur la fermeture éclair qui refuse de bouger. Me saisit à pleines mains, force l&#8217;ouverture avant de glisser sa paluche dans mes entrailles. Il fouille, explore, d&#8217;abord timidement puis brutalement. Il s&#8217;énerve, le temps passe, sa respiration se fait lourde, l&#8217;autre main plonge, fébrile, maladroite, dévastant tout sur son passage. Il me bouscule, me retourne, renverse mon contenu dans un grand fracas.</span></p>
<p></span><span class="text_exposed_show"></span><span class="text_exposed_show"></p>
<p class="text_exposed_root text_exposed">La carte d&#8217;Éric Bressart, 80 rue Philippe de Girard, 75018 Paris, tel 06 80 71 46 20, est tombée. Il se penche pour la saisir au moment où elle sort de la salle de bain en hurlant « T&#8217;as fouillé dans mon sac espèce de salaud, dégage ! »</p>
<p class="text_exposed_root text_exposed">Catimini Plume</p>
<p></span></p>
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		<title>BONNE ANNEE</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 17:08:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONNE ANNEE]]></category>

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		<description><![CDATA[La vieille tourne autour du pâté de maisons, marchant sans but sur ses jambes enflées, poussant un vieux Caddie dans lequel elle entasse chaque jour un peu plus d&#8217;objets disparates. Kilomètre après kilomètre, elle enchaîne les tours, un coup par la droite, un coup par la gauche, horaires indécis, on peut même la voir circuler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vieille tourne autour du pâté de maisons, marchant sans but sur ses jambes enflées, poussant un vieux Caddie dans lequel elle entasse chaque jour un peu plus d&#8217;objets disparates. Kilomètre après kilomètre, elle enchaîne les tours, un coup par la droite, un coup par la gauche, horaires indécis, on peut même la voir circuler la nuit. D&#8217;ailleurs, à chaque nouvel an, à partir de minui<span class="text_exposed_show">t, elle marque une pause devant chacune des quatre-vingt maisons du lotissement des Bois jolis et extirpe un objet de son Caddie pour le déposer devant les portes closes. Parfois une vieille poupée désarticulée, parfois une carcasse de poulet, parfois un crâne humain, parfois une boîte à musique, un diamant ou une pépite d&#8217;or. Elle marque ensuite chaque porte d&#8217;un sept à la craie noire. Elle repart pour une nouvelle année, légère, le Caddie vide. Ils en tous peur mais sortent malgré tout découvrir le cadeau magique ou empoisonné qu&#8217;elle leur a laissé.</span></p>
<p><span class="text_exposed_show"></span><span class="text_exposed_show">Elle les tient en son pouvoir, la sorcière édentée qui leur fera la peau à la première occasion.<br />
</span></p>
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		<title>Cougar Blues</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 13:58:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cougar Blues]]></category>

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		<description><![CDATA[L’odeur de citronnelle qui imprègne la moustiquaire me prend à la gorge. Il fait trop chaud dans cette chambre. Moite. Etouffant. Qu’est ce que je suis venue faire dans cette galère ? J’aperçois à l’autre bout de la pièce une araignée grosse comme le poing. J’arrête de respirer, le temps qu’elle ressorte en se faufilant sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">L’odeur de citronnelle qui imprègne la moustiquaire me prend à la gorge. Il fait trop chaud dans cette chambre. Moite. Etouffant. Qu’est ce que je suis venue faire dans cette galère ? J’aperçois à l’autre bout de la pièce une araignée grosse comme le poing. J’arrête de respirer, le temps qu’elle ressorte en se faufilant sous la porte. Elles font toutes ça, je ne sais pas pourquoi. Tant mieux. Je ne suis pas sure qu’une moustiquaire suffirait à arrêter ces monstres et il faut bien que je bouge de temps en temps pour aller aux toilettes et dans la salle de bain. Jamais pieds nus. On ne sait pas trop sur quoi on peut marcher. Il parait même qu’il y a des scorpions. Toujours vérifier ses chaussures avant de les enfiler. Et des serpents, aussi, qui remontent le long des canalisations. Je n’en ai pas encore vu et je ne sais même pas si c’est vrai mais rien que l’idée me glace le sang. Je hais cet endroit. Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté ce voyage au Kenya. Je déteste la chaleur et les bestioles, surtout. Allergique à tout, en plus. Puis ces safaris photos c’est pour les péquenots, les beaufs, les cadres en mal d’exotisme. Même si j’avoue qu’approcher des lions me fascinait, j’ai toujours eu beaucoup moins peur des grosses bêtes que des petites. Un lion, tu peux lui parler, au moins. Puis s’il a bouffé il ne te regarde même pas. Une araignée, un scorpion, c’est sournois, insidieux, ça se glisse dans tes vêtements, ça te parcoure le corps pendant ton sommeil, ça te mord. Les moustiques te pompent le sang, et ici ils sont énormes et te laissent des cloques grosses comme des placards. Beurk. </font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">Je suis venue parce qu’il me l’a demandé, c’est aussi simple que ça. J’ai tout plaqué, mon mari, mes enfants, pour aller le retrouver. J’ai dit que j’avais besoin de changer d’air et que je partais faire un safari au Kenya. Ce qui techniquement était vrai, puisque Mathias est guide de safaris là bas. <span> </span>Je l’ai rencontré à mon club de gym, trente ans, frimeur, tout ce que je déteste. Beau comme un dieu, aussi. </font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">Putain ! Mais qu’est qui m’a pris de venir ! Pour commencer il n’était pas comme prévu à l’aéroport de Nairobi pour m’accueillir, le beau Mathias. Il m’a juste envoyé un SMS pour me dire qu’il avait un empêchement, qu’il<span>  </span>était désolé et que le mieux était que je prenne un taxi et que m’installe dans le Lodge d’un village où il viendrait me chercher.<span>  </span>J’ai failli reprendre le premier vol pour Paris.<span>  </span>Mais j’aurais dit quoi à mon mari ? Puis je n’étais pas venue jusqu’ici pour rien, quand même ! J’ai regardé les étoiles, respiré un grand coup et je suis montée dans un taxi. On a roulé longtemps, d’abord sur des routes, puis sur des pistes. Le chauffeur ne m’a pas dit un mot, sauf pour me réclamer le prix de la course.</font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">L’hôtel semblait correct, à première vue, le genre de palace pour touristes en fin de safari. J’étais la seule pensionnaire mais Mathias devait arriver le lendemain soir avec son groupe. J’ai trouvé que le personnel me dévisageait<span>  </span>avec <span> </span>un drôle d’air, une femme seule, ils ne devaient pas être habitués. J’ai décidé de dîner dans ma chambre, me rassurant en me disant que demain Mathias serait là. Je me suis couchée après avoir fermé la porte à double tour et bloqué une chaise devant, au cas où. J’ai ensuite installé la moustiquaire tant bien que mal et vidé la moitié de ma bouteille d’essence de citronnelle dessus. </font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">Le lendemain soir Mathias n’était toujours pas arrivé. J’écoutais John Lennon en boucle sur mon portable pour me calmer les nerfs et ne plus entendre le bruit du vent qui s’était levé à l’extérieur. Les communications devenaient de plus en plus difficiles, jusqu’à cesser totalement au fur et à mesure que la tempête se déchaînait dehors. </font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">Cela fait trois jours que ça dure et que je suis coupée du monde extérieur. Nous ne sommes que quatre dans l’hôtel, moi, le directeur, le réceptionniste et un serveur.<span>  </span>Ils m’apportent un plateau dans ma chambre matin, midi et soir, et me parlent à peine. Je reste cloîtrée,<span>  </span>repliée sur mon lit, sous la moustiquaire, à attendre que ça s’arrête et à me maudire d’être venue ici. <span> </span>Je vais finir ma boîte de calmants et m’endormir en priant pour qu’à mon réveil ce cauchemar soit terminé. J’ai chaud, la tête me tourne, pas d’air…Une araignée se glisse sous la moustiquaire…Sortir d’ici…La fenêtre…J’étouffe…La fenêtre…</font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">Bulletin d’alerte. Suite à la tempête qui a frappé Nairobi et ses environs on a retrouvé une femme blonde de type caucasien, âgée d’environ cinquante ans, errant dans la savane, pieds nus, juste vêtue d’un paréo, ne se souvenant plus de son nom ni de ce qu’elle faisait là, articulant seulement de temps en temps un prénom ressemblant à Mathieu ou Mathias. Elle a été admise à l’hôpital de Nairobi et ne présente aucune blessure grave malgré un état de déshydratation avancé, de multiples plaies aux pieds et des piqures d’insecte sur tout le corps. </font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri" size="4">Toute personne susceptible de nous fournir des informations au sujet de cette personne est priée de<span>  </span>contacter les autorités au numéro indiqué ci-dessous.</font></p>
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		<title>Immersion archivale</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 12:50:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Immersion archivale]]></category>

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		<description><![CDATA[  Aller dans le placard. Commencer par la rangée de gauche, étagère du haut, du milieu, puis celle du bas. Mettre les dossiers à archiver sur un chariot. Le tracter péniblement jusqu’au bureau. Les répertorier un par un dans la base de données. Les remettre sur le chariot. Aller chercher la clé des archives dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post hentry"><a title="5000865094940042169" name="5000865094940042169"></a></p>
<p class="post-header"> </p>
<p>Aller dans le placard. Commencer par la rangée de gauche, étagère du haut, du milieu, puis celle du bas. Mettre les dossiers à archiver sur un chariot. Le tracter péniblement jusqu’au bureau. Les répertorier un par un dans la base de données. Les remettre sur le chariot. Aller chercher la clé des archives dans le bureau du chef. Ne pas les trouver, ni la clé, ni le chef. Partir à la recherche du chef. Aller à la machine à café. Trouver le chef. Lui dire qu’on a besoin de la clé. S’entendre répondre d’attendre cinq minutes. Repartir bredouille à son bureau avec une furieuse envie de mordre. Passer un coup de fil perso en attendant. Raccrocher vite quand le chef revient. Le suivre dans son bureau pour avoir la clé. Repartir avec. Prendre le chariot surchargé et se diriger vers l’ascenseur. Aller au troisième sous-sol. Ne pas réussir à ouvrir la porte. Insister. Donner un grand coup de pied dedans. Penser fort au chef.</p>
<p>La porte cède. J’entre dans le local humide et poussiéreux où je dois classer les boîtes d’archives. Ça pue le rat crevé là-dedans. Comme le chef. Je prends une boîte, je la jette par terre et je shoote dedans. Ça fait un bien fou. J’agrippe le chariot et je le renverse, éparpillant toutes les boîtes autour de moi. Ça fait comme un tapis. Je me jette dedans, je bats des bras et des jambes, je nage dans la mer, ça sent l’iode et les algues. J’entends le cri des mouettes. Je me tourne sur le dos et je fais la planche en comptant les nuages qui moutonnent dans le ciel. Je m’assoupis&#8230;</p>
<p>Le lendemain matin à 8 h 07, on la retrouva endormie aux archives.</p>
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		<title>La course</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 12:40:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[La course]]></category>

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		<description><![CDATA[Sonnerie du réveil émerger du brouillard informe nuit blanche traits tirés teint brouillé. Vieille, se sentir vieille. Mais belle, serai belle et même pas du Seigneur oh mon Dieu, vite, vite, une douche jambes à épiler, cheveux à laver, les yeux à farder, boucles d&#8217;oreille, où sont mes lentilles, parfum, là, sur le poignet derrière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="post-title entry-title"><font face="Georgia">Sonnerie du réveil émerger du brouillard informe nuit blanche traits tirés teint brouillé. Vieille, se sentir vieille. Mais belle, serai belle et même pas du Seigneur oh mon Dieu, vite, vite, une douche jambes à épiler, cheveux à laver, les yeux à farder, boucles d&#8217;oreille, où sont mes lentilles, parfum, là, sur le poignet derrière les oreilles l&#8217;ensorceler vite vite il m&#8217;attend mon sac un coup d&#8217;œil dans la glace ça ira mon sac, où est-il, le billet, dans ma poche attraper la valise les pieds dans le tapis. Aie ! collant filé tant pis repartir fermer la porte l&#8217;ascenseur vite reflet capté égaré l&#8217;air égaré, se ressaisir, courir la valise à la traîne sur ses roulettes – rien ne va jamais comme sur des roulettes – est-ce que j&#8217;ai fermé le gaz et les fenêtres va pleuvoir où est mon billet dans ma poche changer de collant dans le train courir j&#8217;aurais pas du mettre ces escarpins, j&#8217;arrive à la gare, sur le quai&#8230;Le train de 8 h 07 est annulé.</p>
<p></font></h3>
<h3 class="post-title entry-title"><font face="trebuchet ms,geneva"></font></h3>
<h3 class="post-title entry-title"><font face="trebuchet ms,geneva"></font></h3>
<h3 class="post-title entry-title"><font face="trebuchet ms,geneva"></font></h3>
<h3 class="post-title entry-title"><font face="trebuchet ms,geneva"></font></h3>
<h3 class="post-title entry-title"><font face="trebuchet ms,geneva"></font></h3>
<h3 class="post-title entry-title"><font face="trebuchet ms,geneva"></font></h3>
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		<title>Épouvantail</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 12:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Epouvantail]]></category>

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		<description><![CDATA[  Perplexe, il se demande ce que le sculpteur a voulu dire avec cet épouvantail au rictus inquiétant portant un rocher sur le dos, tout empêtré de ses longs bras maigres. Rester zen. Dans ce jardin on est sur une autre planète. Il poursuit son chemin, s&#8217;attendant à tout moment à tomber sur une autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post hentry"><a title="1037416436745862566" name="1037416436745862566"></a></p>
<p class="post-header"> </p>
<p class="post-body entry-content">Perplexe, il se demande ce que le sculpteur a voulu dire avec cet épouvantail au rictus inquiétant portant un rocher sur le dos, tout empêtré de ses longs bras maigres. Rester zen. Dans ce jardin on est sur une autre planète. Il poursuit son chemin, s&#8217;attendant à tout moment à tomber sur une autre bizarrerie tout droit sortie de l&#8217;enfer. 807 brindilles craquent sinistrement sous ses semelles, et cette impression de tourner en rond&#8230;</p>
<p>Les heures passent, la nuit vient, il ne cesse de passer et de repasser devant l&#8217;épouvantail qui semble imperceptiblement changer de position à chaque nouvelle rencontre. Le musée-jardin décrit un cercle concentrique dont l&#8217;unique œuvre ne le laissera peut-être jamais sortir.</p>
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		<title>DEMISSION</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 12:16:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[DEMISSION]]></category>

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		<description><![CDATA[Un rai de lumière filtre à travers les rideaux mal fermés et la frappe directement au cœur de l&#8217;œil droit, l&#8217;extirpant brutalement du rêve où des hérons cendrés glissaient dans un ciel azuréen. Elle s&#8217;étire, soupire, pose un pied par terre et écrase sa montre qui marque 08h07. Ça lui apprendra à ne plus rien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post hentry">Un rai de lumière filtre à travers les rideaux mal fermés et la frappe directement au cœur de l&#8217;œil droit, l&#8217;extirpant brutalement du rêve où des hérons cendrés glissaient dans un ciel azuréen. Elle s&#8217;étire, soupire, pose un pied par terre et écrase sa montre qui marque 08h07. Ça lui apprendra à ne plus rien ranger. Elle titube jusqu&#8217;au fauteuil dans lequel elle se cogne avant de percuter l&#8217;aspirateur qui traîne au milieu de la pièce. Pas eu le courage de le passer la veille, pas plus qu&#8217;elle n&#8217;a ouvert les fenêtres, fait les poussières ou épluché les patates pour le gratin dauphinois qu&#8217;elle avait promis à ses gosses. Elle croise son reflet dans le miroir de l&#8217;armoire, se fait peur, referme les rideaux hermétiquement pour que le soleil lui fiche la paix et retourne se coucher.</p>
<p>Avec un peu de chance peut-être qu&#8217;elle réussira à rattraper son rêve.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>SURYA NAMASKARA  La salutation au soleil</title>
		<link>http://catiminiplume.unblog.fr/2011/09/24/surya-namaskara-la-salutation-au-soleil/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 20:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[SURYA NAMASKARA]]></category>

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		<description><![CDATA[Droite, les mains jointes, les yeux clos, je me prépare. Inspirer.  Je m’étire, bras levés grand ouverts, tête renversée, prête à embrasser le ciel. Mon corps s’allonge, aspiré par le haut, le dos, les jambes, les bras,  infiniment. Expirer. Mon corps se relâche, je laisse tomber la tête, les bras, le dos. Mes mains touchent la terre. Contact. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span><font face="Times New Roman"></font></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Droite, les mains jointes, les yeux clos, je me prépare. </font></span><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Inspirer. </font></span></p>
<p><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Je m’étire, bras levés grand ouverts, tête renversée, prête à embrasser le ciel. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Mon corps s’allonge, aspiré par le haut, le dos, les jambes, les bras,<span>  </span>infiniment. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Expirer. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Mon corps se relâche, je laisse tomber la tête, les bras, le dos. Mes mains touchent la terre. Contact. Je lâche prise. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Inspirer. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Je lance la jambe gauche à l’arrière, la droite se propulse vers l’avant. Cavalier. </font></span></font></span></font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Mains au sol, visage à nouveau tendu vers le ciel, mouvement dynamique, mouvement difficile à apprivoiser. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span></font></span><span><font size="4"> </font></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Rétention. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Garder le souffle. Résister à l’envie d’expirer. Se mettre en planche, bras tendus, jambes tendues, dos droit. Tenir. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Expirer. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Ouf ! Menton, poitrine et genoux au sol, mouvement de reptation amorcé, je me sens devenir cobra. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span></font></span><span><font size="4"> </font></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Inspirer. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Je suis cobra. Mon buste se redresse, ma tête se relève, les jambes plaquées au sol. <span> </span>Respirer le silence. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Rétention. </font></span></font></span></font></span></font></span></p>
<p><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Montagne. Mains et pieds au sol, dos arqué vers le ciel. Toucher le ciel. Garder le souffle. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Expirer. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Cavalier à nouveau. Inverser les jambes. Ne pas se tromper, la gauche ou la droite ? </font></span></font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Concentration. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span></font></span><span><font size="4"> </font></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Rétention. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Je laisse mon corps aller, tête en bas, relâché. Reconnaissant. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Inspirer. </font></span></font></span></font></span><span><font size="4"> </font></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Je me redresse, bras à nouveau tendus vers le ciel pour tenter d’attraper le soleil. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span></font></span><span><font size="4"> </font></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Expirer. </font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Retour mains jointes. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">La boucle est presque bouclée, tout reprendre de l’autre côté pour que le cycle soit complet. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Puis saluer le soleil encore et encore, tant que mon corps me le permet. </font></span></font></span><span><font size="4"><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">M’allonger. Continuer la salutation par l’esprit. </font></span></font></span></p>
<p><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Cesser. Shavasan. </font></span></p>
<p><span><font face="Times New Roman"></font><font size="4">Lâcher prise. </font></span><span><font size="4"> </font></span><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span><span></span><span><font face="Times New Roman" size="4"></font></span></p>
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		<title>Un ange dans la ville</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 08:47:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un ange dans la ville]]></category>

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		<description><![CDATA[  Mon ange. Le souvenir de ton regard bleu circule dans ma mémoire. Où es-tu ? Je t’ai tellement appelé dans mes rêves, et je t’appelle encore. Tu ne viens pas. Jamais. Ne me restent de toi que ces quelques photos où tes yeux délavés m’interrogent. « Qu’as-tu fait ? » me disent-ils, « Qu’as-tu fait pour moi ? ».Je déambule sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"> <a href="http://catiminiplume.unblog.fr/files/2011/01/et20100411.jpg" class="imagelink" title="et20100411.jpg" rel="lightbox[65]"><img src="http://catiminiplume.unblog.fr/files/2011/01/et20100411.jpg" alt="et20100411.jpg" height="96" width="72" /></a> </font></span><span><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="4"><em>Mon ange. Le souvenir de ton regard bleu circule dans ma mémoire. Où es-tu ? Je t’ai tellement appelé dans mes rêves, et je t’appelle encore. Tu ne viens pas. Jamais. Ne me restent de toi que ces quelques photos où tes yeux délavés m’interrogent. « Qu’as-tu fait ? » me disent-ils, « Qu’as-tu fait pour moi ? ».Je déambule sans fin sur ces grands boulevards où une foule joyeuse se presse devant les vitrines animées de Noël. Je t’y avais emmené et tu avais eu peur, peur de la foule, peur des enfants plus grands<span>  </span>qui te poussaient sans ménagement pour voir les marionnettes bigarrées. Je t’avais accompagné et tenu par la main et cela t’avait rassuré. Tu avais ri alors au spectacle des petites souris se disputant des miettes de fromage au dessous su sapin. Tu étais rieur. Rieur et rêveur. Mous avions poussé la porte du Printemps, pris l’escalator pour monter au rayon des jouets, deuxième étage. Chaque année j’y venais avec toi et tu avais le droit d’en choisir un, un seul mais celui que tu voulais. Cette année là ce fut un ours en peluche, un ours tout simple, brun, doux, aux yeux bleus comme les tiens. </em></font></span></p>
<p><span></span><font size="4"><em><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span><font face="arial,helvetica,sans-serif">Nous sortons du grand magasin, moi te tenant par la main, toi accroché à ton nounours<span>  </span>que tu tiens comme un talisman face à cette foule que tu crains, comme si tu pensais qu’elle<span>  </span>pouvait t’avaler, t’absorber tout entier. La ville te fait peur.<span>  </span>Ce bruit, ces lumières, tous ces gens qui s’agitent, tu n’y es pas habitué, et pourtant chaque année tu me demandes de t’y emmener<span>  </span>à nouveau. Tu as confiance en moi. Je souris en serrant un peu plus fort ta main dans la mienne. On nous bouscule, ton nounours t’échappe et tu pousses un cri de désespoir. L’ours<span>  </span>s’envole et atterrit sur la chaussée, un peu plus loin. Les mouvements de la foule s’intensifient, je serre ta main de toutes mes forces et toi tu hurles, tu te débats et tu finis par m’échapper. Tu te faufiles comme une anguille au travers de la masse compacte, tandis que je tente de te rattraper. Je me lance dans la mêlée, criant ton nom, je donne des coups de sac, des coups de coups de pieds, des coups de poing, je sens que je perds une chaussure, je continue à avancer et j’émerge enfin, échevelée, juste au moment où le bus surgit. Choc. Un bruit mat. Rideau. La pièce est finie. </font></span></font></span><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></span></em></font></p>
<p><span></span><font size="4"><em><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span><font face="arial,helvetica,sans-serif">Mon ange. Le souvenir de ton regard bleu circule dans ma mémoire. Cette année je reviens sur les lieux du crime. Si le conducteur de bus chauve au regard égaré qui t’a percuté ce jour là n’avait pas eu 3 grammes d’alcool dans le sang il aurait pu freiner à temps, sûrement. Il n’aurait pas paniqué en voyant le mouvement de foule menaçant de s’étaler sur la chaussée. Il se serait arrêté et aurait attendu tranquillement que ça passe. De toute façon ce n’est plus un problème puisque je l’ai buté juste après son procès. Mais j’ai bien vu dans tes yeux que ça ne suffisait pas. Ce matin je suis revenue, j’ai regardé les marionnettes s’agiter dans les vitrines,<span>  </span>poussé la porte du Printemps, pris l’escalator et je suis montée au rayon des jouets, deuxième étage. J’ai acheté un ours en peluche, pas le même que le tien, je n’en ai pas trouvé, mais ce que je peux te dire c’est qu’il avait les yeux bleus.<span>  </span>J’ai payé et je suis montée au dernier étage. Je suis sortie sur la terrasse d’où j’ai regardé pour la dernière fois les lumières de la ville. Je suis rentrée dans la cafétéria où j’ai pris un chocolat chaud, puis je suis allée m’enfermer<span>  </span>dans les toilettes pour y faire mon petit bricolage. Je suis redescendue par les escalators et suis sortie du magasin pour me fondre dans la foule. Je me suis arrêtée net, en plein milieu, j’ai sorti le nounours de son sac et l’ai serré contre mon cœur pour activer le détonateur de la bombe que j’avais cousue dans son ventre.</font></span></font></span><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span></span><span> </span></font></span></em></font></p>
<p><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span></span><span><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="4"><em>Voilà mon ange, j’espère que tu seras content et qu’on va bientôt se retrouver tous les deux, comme avant. </em></font></span></font></span></p>
<p><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span></span></font></span><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span></span><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span><font face="arial,helvetica,sans-serif"></font><font size="4"><em>Catherine Baumer<span> </span></em></font></span></font></span></font></span></p>
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		<title>Le baptême</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 08:40:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BAPTEME]]></category>

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		<description><![CDATA[« Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel au ciel, amen »  Discrètement la petite fille soupira en récitant la fin de sa prière, sa grand-mère la regardait du coin de l’œil, il n’était pas question qu’elle fasse semblant en remuant les lèvres. Que votre volonté soit faite, tu parles ! Elle s’en fichait bien, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span></span><span></span><span><font size="4"><em>« Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel au ciel, amen » </em></font></span></p>
<p><font size="4"><em><span>Discrètement la petite fille soupira en récitant la fin de sa prière, sa grand-mère la regardait du coin de l’œil, il n’était pas question qu’elle fasse semblant en remuant les lèvres. </span><span></span><span>Que votre volonté soit faite, tu parles ! Elle s’en fichait bien, elle, de la volonté divine. Encore aurait-il fallu qu’elle y croie en ce Dieu dont on lui rebattait lui oreilles. A quoi servait-il de prier un Dieu qui de toute façon n’en faisait qu’à sa tête ? </span></em></font></p>
<p><font size="4"><em><span>Elle, ce qu’elle aimait dans les églises, c’était qu’elles soient vides. Avec des cierges allumés partout et aussi des veilleuses, surtout les rouges, celles avec la Sainte Vierge dessus. </span><span></span><span>Qui s’en souciait de sa volonté, à elle ?</span><span>  </span>Qui lui avait demandé si elle avait envie de passer ses vacances avec cette grand-mère qu’elle détestait et qui la trainait à la messe tous les matins ? </em></font></p>
<p><font size="4"><em><span>Ses parents s’en fichaient bien, il n’y avait que leur épicerie qui comptait, leur épicerie et ses résultats scolaires, pour qu’elle ait un bon métier plus tard disaient-ils. </span><span></span><span>« Allez dans la paix de Seigneur » </span></em></font></p>
<p><font size="4"><em><span>Ça y est, c’était enfin terminé. Elles sortirent de l’église et se dirigèrent vers la place du village. Elle aurait bien aimé s’asseoir à la terrasse de l’auberge, et boire une grenadine, il faisait si chaud, on aurait été tellement bien, là, à l’ombre des platanes, à prendre du bon temps comme ces gens assis près de la fontaine. </span><span></span><span>Même pas en rêve, sa vieille bique de grand-mère ne voudrait jamais. D’ailleurs elle lui intima d’un ton sec de l’attendre ici, près de la fontaine, pendant qu’elle irait chercher le pain. Elle ne voulait pas l’avoir dans les pattes, comme l’autre fois, où elle avait osé réclamer la religieuse au chocolat qui lui faisait tellement envie. Chez sa grand-mère on ne mangeait pas de gâteaux, pas de douceurs, ça coûtait cher et ça faisait grossir. Ça ne lui aurait pourtant pas fait de mal à la vieille, de se remplumer un peu, elle qui n’avait que la peau sur les os et en tirait une certaine fierté. Les plaisirs de la chère c’était bon pour les païens, et elle voyait d’un mauvais œil les mangeurs de gâteaux et les buveurs de grenadine. </span></em></font></p>
<p><font size="4"><em><span>La petite fille resta donc assise près de la fontaine, à l’ombre des platanes qui n’apportaient qu’une relative fraîcheur par cette journée caniculaire. Elle avait de plus en plus chaud dans sa robe à smocks qui la grattait et les collants blancs que la grand-mère lui imposait pour aller à la messe. Elle entendait l’eau de la fontaine glouglouter tranquillement et pouvait presque sentir sa fraîcheur sur sa peau. La vieille tardait, elle devait attendre que la dernière fournée soit prête. </span><span> </span><span>N’y tenant plus, la petite fille retira ses chaussures vernies et ses collants, se souciant peu des regards amusés des vacanciers attablés sur la place. Elle trempa ses jambes dans l’eau fraîche et soupira de plaisir. Elle resta ainsi quelques minutes, s’attendant à voir sa grand-mère surgir à tout moment telle une furie armée de sa baguette. Elle allait passer un sale quart d’heure, c’était sûr, mais le plaisir qu’elle éprouvait valait bien une punition. </span><span></span><span>Au point où elle en était, punie pour punie, autant que cela en vaille la peine. Elle retira sa culotte, envoya valser sa robe par-dessus la tête,</span><span>  </span>et se plongea toute entière dans l’eau glacée sous les yeux cette fois incrédules, choqués ou amusés des touristes. </em></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="4"><em><span>Quand elle vit sa grand-mère surgir au coin de la place, elle se redressa d’un coup, nue, trempée de gouttelettes</span><span>  </span>et cria d’un ton triomphant : « Qua ma volonté soit faite ! »</em></font></p>
<p class="MsoNormal"><span><font size="4"><em>Catherine Baumer  </em></font></span></p>
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		<title>Immersion archivale</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 13:11:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Immersion archivale]]></category>

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		<description><![CDATA[Aller dans le placard. Commencer par la rangée de gauche, étagère du haut, du milieu, puis celle du bas. Mettre les dossiers à archiver sur un chariot. Le tracter péniblement jusqu’au bureau. Les répertorier un par un dans la base de données. Les remettre sur le chariot. Aller chercher la clé des archives dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aller dans le placard. Commencer par la rangée de gauche, étagère du haut, du milieu, puis celle du bas. Mettre les dossiers à archiver sur un chariot. Le tracter péniblement jusqu’au bureau. Les répertorier un par un dans la base de données. Les remettre sur le chariot. Aller chercher la clé des archives dans le bureau du chef. Ne pas les trouver, ni la clé, ni le chef. Partir à la recherche du chef. Aller à la machine à café. Trouver le chef. Lui dire qu’on a besoin de la clé. S’entendre répondre d’attendre cinq minutes. Repartir bredouille à son bureau avec une furieuse envie de mordre. Passer un coup de fil perso en attendant. Raccrocher vite quand le chef revient. Le suivre dans son bureau pour avoir la clé. Repartir avec. Prendre le chariot surchargé et se diriger vers l’ascenseur. Aller au troisième sous-sol. Ne pas réussir à ouvrir la porte. Insister. Donner un grand coup de pied dedans. Penser fort au chef.</p>
<p>La porte cède. J’entre dans le local humide et poussiéreux où je dois classer les boîtes d’archives. Ça pue le rat crevé là-dedans. Comme le chef. Je prends une boîte, je la jette par terre et je shoote dedans. Ça fait un bien fou. J’agrippe le chariot et je le renverse, éparpillant toutes les boîtes autour de moi. Ça fait comme un tapis. Je me jette dedans, je bats des bras et des jambes, je nage dans la mer, ça sent l’iode et les algues. J’entends le cri des mouettes. Je me tourne sur le dos et je fais la planche en comptant les nuages qui moutonnent dans le ciel. Je m’assoupis&#8230;</p>
<p>Le lendemain matin à 8 h 07, on la retrouva endormie aux archives.</p>
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		<title>Addiction</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 14:44:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Addiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Il tourne et tourne encore dans le dédale des rues désertes de cette banlieue minable, même son GPS semble perdu et ne trouve pas la ZUP des Prairies Vertes. Il arrête sa voiture, coupe le moteur et se prend la tête entre les mains. Comment en est-il arrivé là ? Comment arrive-t-on à cinquante ans en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il tourne et tourne encore dans le dédale des rues désertes de cette banlieue minable, même son GPS semble perdu et ne trouve pas la ZUP des Prairies Vertes. Il arrête sa voiture, coupe le moteur et se prend la tête entre les mains. Comment en est-il arrivé là ? Comment arrive-t-on à cinquante ans en ayant foutu toute sa vie en l&#8217;air ? Elle n&#8217;était pourtant pas si mal sa vie, quand il y pense. Il éclate en sanglots, là, seul dans sa BM et dans la nuit. Pas une lueur, les nuages ont caché le faible clair de lune.</p>
<p>Il se calme un peu. Attrape dans la boîte à gant ses cachets et en avale deux, d&#8217;un seul coup, sans eau. Ça lui arrache la gorge et lui laisse un goût dégueulasse dans la bouche. Mais au bout d&#8217;un quart d&#8217;heure, il se sent suffisamment calme pour reprendre la route et trouver la salle communale où se tient la réunion. Sa dernière chance. Jusqu&#8217;ici rien n&#8217;a marché. Le dernier psy qu&#8217;il a vu l&#8217;a fichu à la porte en lui donnant l&#8217;adresse de cette association. Il roule prudemment, abruti par les cachets qui commencent à faire leur effet et aperçoit enfin une lueur au loin. C&#8217;est bien là, au 807 allée des chênes. Il se gare. Le trac monte malgré les molécules chimiques.</p>
<p>Il ouvre la porte du local. Les autres sont déjà arrivés, assis en cercle sur des chaises en plastique, et le regardent entrer. Celui qui doit être l&#8217;animateur l&#8217;accueille d&#8217;un sourire, lui désigne une chaise vide et l&#8217;invite à se présenter avant de s&#8217;asseoir.<br />
– Bonjour, je m&#8217;appelle Éric et je suis huitcentseptophilique.</p>
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		<title>Candide on line</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 11:36:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Candide on line]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela faisait déjà un petit moment que Candide se posait des questions. Quand il avait été invité sur Facebook par son ami Pangloss il n&#8217;y avait pas vu malice, et avait même été flatté qu&#8217;on s&#8217;intéresse à lui. Petit à petit, les amitiés virtuelles l&#8217;avaient aidé à surmonter sa timidité et il s&#8217;était constitué un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela faisait déjà un petit moment que Candide se posait des questions. Quand il avait été invité sur Facebook par son ami Pangloss il n&#8217;y avait pas vu malice, et avait même été flatté qu&#8217;on s&#8217;intéresse à lui. Petit à petit, les amitiés virtuelles l&#8217;avaient aidé à surmonter sa timidité et il s&#8217;était constitué un réseau d&#8217;amis, démarrant par ses collègues de bureau pour s&#8217;enhardir jusqu&#8217;à taper le nom de ses écrivains favoris dans le moteur de recherche. Car Candide aimait lire. Beaucoup. Même qu&#8217;il n&#8217;osait pas trop le dire au bureau, de peur qu&#8217;on le traite d&#8217;intello. À présent ils étaient tous au courant et l&#8217;enviaient même un peu d&#8217;avoir autant de contacts. 807 amis, pour un pauvre type comme lui, c&#8217;était quand même fort ! Du coup il y avait gagné une forme de respectabilité.</p>
<p>Mais Candide était perplexe. Après l&#8217;euphorie des premiers échanges avec des écrivains plus ou moins connus, il avait été déçu. Ils lui semblaient parfois se comporter comme autant de Rois Soleil entourés d&#8217;une cour servile d&#8217;admirateurs virtuels. Finalement Facebook c&#8217;était comme au bureau, comme dans la vie, il y avait des leaders statuant jusqu&#8217;à plus soif et ceux qui les suivaient, comme Candide. C&#8217;était une foire aux vanités, chacun tirant la couverture à soi sans jamais s&#8217;occuper des autres. Candide tout dépité de demandait s&#8217;il n&#8217;allait pas fermer son compte et tout envoyer balader.</p>
<p>Jusqu&#8217;à ce que Cunégonde apparaisse, le poke, et l&#8217;ensorcelle.</p>
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		<title>Extraction</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 08:34:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Extraction]]></category>

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		<description><![CDATA[D&#8217;abord il y a l&#8217;odeur, une odeur douceâtre qui la prend à la gorge et lui donne la nausée. Puis le bruit. Crissement aigu strident et persistant qui ne cesse que pour mieux repartir, remontant directement des tympans au cerveau, générateur de migraine. Ses jambes sont prises du tremblement incoercible de celle qui les prendrait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;abord il y a l&#8217;odeur, une odeur douceâtre qui la prend à la gorge et lui donne la nausée. Puis le bruit. Crissement aigu strident et persistant qui ne cesse que pour mieux repartir, remontant directement des tympans au cerveau, générateur de migraine. Ses jambes sont prises du tremblement incoercible de celle qui les prendrait bien à son cou mais qui reste assise là, triturant entre ses mains moites un journal froissé dont elle relit le même article pour la 807<sup>e</sup> fois.</p>
<p>La porte s&#8217;ouvre. Il entre et en appelle un autre. Ce ne sera pas pour tout de suite. Combien de sursis ? Un quart d&#8217;heure ? Plus, moins ? Se fier au bruit qui recommence à lui vriller les oreilles. Le bruit cesse. Elle aperçoit par la fenêtre l&#8217;autre qui sort presque en courant, la mine pâle et défaite. Fait appel à toute sa volonté pour ne pas le suivre dans sa fuite éperdue.</p>
<p>La porte s&#8217;ouvre à nouveau, le dentiste s&#8217;excuse pour le retard et l&#8217;invite à le suivre.</p>
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		<title>Le cierge</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 16:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cierge]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque jour après la messe elle entre dans l&#8217;église vide et allume un cierge, toujours au même endroit, face à la Sainte Vierge. C&#8217;est une vieille dame bien mise, avec son manteau noir, son carré de soie prune, ses souliers bien cirés et son petit chapeau. Aujourd&#8217;hui c&#8217;est son 807e cierge. Face à la Vierge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jour après la messe elle entre dans l&#8217;église vide et allume un cierge, toujours au même endroit, face à la Sainte Vierge.</p>
<p>C&#8217;est une vieille dame bien mise, avec son manteau noir, son carré de soie prune, ses souliers bien cirés et son petit chapeau.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est son 807<sup>e</sup> cierge. Face à la Vierge elle a fait le serment d&#8217;en allumer un chaque jour jusqu&#8217;à la fin de sa vie. Pour célébrer la mort de son crétin de mari.</p>
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		<title>Question de poids</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 09:14:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Question de poids]]></category>

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		<description><![CDATA[« L’est pas bien gros ce pitchoun, faut dire que c’est un préma » assène l’infirmière rougeaude en soulevant le nourrisson du pèse-bébé avec une petite moue dubitative. Comme s’ils ne le savaient pas. Elle leur parle comme à des demeurés mais ils n’osent trop rien dire, elle tient la vie de leur petit Pierre entre ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« L’est pas bien gros ce pitchoun, faut dire que c’est un préma » assène l’infirmière rougeaude en soulevant le nourrisson du pèse-bébé avec une petite moue dubitative. Comme s’ils ne le savaient pas. Elle leur parle comme à des demeurés mais ils n’osent trop rien dire, elle tient la vie de leur petit Pierre entre ses mains de déménageur.</p>
<p>Ophélie a 17 ans et pleure devant la glace. Elle ne rentrera jamais dans son maillot cet été. C’est décidé, ce soir je mets au régime se dit-elle en terminant la tablette de chocolat.</p>
<p>Kinkiyo saisit le vingtième œuf dur et le fourre dans sa bouche en hoquetant de dégoût. Surtout ne pas vomir. Demain, c’est sûr, il les aura pris les 807 grammes qui lui manquent pour arriver aux 150 kilos. Et participera à son premier combat de sumo.</p>
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		<title>California Trip</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 09:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[California Trip]]></category>

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		<description><![CDATA[John Steinbeck naquit le 8 février 1931 à Salinas, Californie. – Alors, c&#8217;était comment ce voyage ? – Pfff je suis déçue, je m&#8217;attendais à mieux&#8230; – Comment ça, à mieux, vous avez fait quoi comme circuit ? – Justement c&#8217;est bien ça le problème, le circuit était nul, remarque, à 807 euros par personne tout compris j&#8217;aurais dû me méfier&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>John Steinbeck naquit le 8 février 1931 à Salinas, Californie.</p>
<p>– Alors, c&#8217;était comment ce voyage ?<br />
– Pfff je suis déçue, je m&#8217;attendais à mieux&#8230;<br />
– Comment ça, à mieux, vous avez fait quoi comme circuit ?<br />
– Justement c&#8217;est bien ça le problème, le circuit était nul, remarque, à 807 euros par personne tout compris j&#8217;aurais dû me méfier&#8230;<br />
Ça a commencé dès l&#8217;arrivée avec ce vieux car pourri qui tombait tout le temps en panne, « les naufragés de l&#8217;autocar » qu&#8217;on nous appelait !<br />
Le pire c&#8217;est quand on a mis le cap à l&#8217;est d&#8217;Éden et qu&#8217;il a fallu descendre pour pousser. Et pour ce qui est de l&#8217;Éden, on repassera ! Des routes, des champs, des fermes, des souris et des hommes c&#8217;est tout ce qu&#8217;on a vu !<br />
C&#8217;est à ce moment-là qu&#8217;ont grondé les raisins de la colère et qu&#8217;on a pris notre guide en otage&#8230;<br />
– Ah bon ? Et alors ?<br />
– Alors, il était beau comme James Dean et je l&#8217;ai épousé à Las Vegas !</p>
<p>James Dean mourut le 30 septembre 1955 à Cholame, Californie, au volant de sa Porsche.</p>
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		<title>Combien ?</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 09:09:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Combien ?]]></category>

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		<description><![CDATA[– Combien ce petit chien dans la vitrine ? – 807 euros, vacciné et tatoué – J’achète ! – C’est combien pour une nuit ? – 1000 euros – Dis donc tu te prends pour qui, une pute de luxe ou quoi ? T’es même pas si bien gaulée que ça, et plus de première fraîcheur en plus ! – Casse-toi pauvre con ! Et combien pour une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>– Combien ce petit chien dans la vitrine ?<br />
– 807 euros, vacciné et tatoué<br />
– J’achète !</p>
<p>– C’est combien pour une nuit ?<br />
– 1000 euros<br />
– Dis donc tu te prends pour qui, une pute de luxe ou quoi ? T’es même pas si bien gaulée que ça, et plus de première fraîcheur en plus !<br />
– Casse-toi pauvre con !</p>
<p>Et combien pour une âme ?</p>
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		<title>Textophiliste</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 09:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>catiminiplume</dc:creator>
				<category><![CDATA[textophiliste]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;était jamais assez pour eux. Quand ce concours débuta sur Facebook sur le site « Les collectioneurs » il furent 807 à s&#8217;inscrire dès le premier jour ! Boximusicophlistes, canystérophiles, félinophilistes, schoïnopenxatophilistes (ils faisaisent un peu peur ceux là), hululophilistes, curiosaphiles, lécythiophilistes, médicapyxiphilistes (ceux-là aussi), odoflascophilistes, jocondophilistes, kaloséidoskopéinophiles, nanomaniaques (des fous dangereux), bibliophilistes, buticalamicrophilistes, byrofibulistes, schtroumphiles (oh [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&#8217;était jamais assez pour eux. Quand ce concours débuta sur Facebook sur le site « Les collectioneurs » il furent 807 à s&#8217;inscrire dès le premier jour !</p>
<p>Boximusicophlistes, canystérophiles, félinophilistes, schoïnopenxatophilistes (ils faisaisent un peu peur ceux là), hululophilistes, curiosaphiles, lécythiophilistes, médicapyxiphilistes (ceux-là aussi), odoflascophilistes, jocondophilistes, kaloséidoskopéinophiles, nanomaniaques (des fous dangereux), bibliophilistes, buticalamicrophilistes, byrofibulistes, schtroumphiles (oh my god !), tentaient d&#8217;atteindre le record dans leur catégorie preuves et photos à l&#8217;appui.</p>
<p>Au 807<sup>e</sup> texte qu&#8217;il publia, Franck entra dans la danse&#8230;</p>
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