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Nouveau blog ! C’est par ici http://catiminiplume.wordpress.com/ 30 avril, 2012

Classé dans : DEMISSION — catiminiplume @ 18:56
 

 

SACRILEGE 8 décembre, 2011

Classé dans : SACRILEGE — catiminiplume @ 23:09

Ça fait un moment que je le sens qui me regarde du coin de l’œil. Un moment que ce petit jeu là dure entre nous. Ce soir, c’est spécial. Ambiance électrique. Elle s’est enfermée dans la salle de bain en pleurant et j’ai senti qu’il allait passer à l’acte. Le voilà. Il me fixe, le regard vide. S’approche. Sa grosse patte m’effleure, délicatement d’abord, puis plus fort. Il me caresse, me tâte, me pince, me soupèse, m’évalue, s’enhardit. Ses yeux se mettent à briller, son souffle s’accélère. Il tire doucement sur la fermeture éclair qui refuse de bouger. Me saisit à pleines mains, force l’ouverture avant de glisser sa paluche dans mes entrailles. Il fouille, explore, d’abord timidement puis brutalement. Il s’énerve, le temps passe, sa respiration se fait lourde, l’autre main plonge, fébrile, maladroite, dévastant tout sur son passage. Il me bouscule, me retourne, renverse mon contenu dans un grand fracas.

La carte d’Éric Bressart, 80 rue Philippe de Girard, 75018 Paris, tel 06 80 71 46 20, est tombée. Il se penche pour la saisir au moment où elle sort de la salle de bain en hurlant « T’as fouillé dans mon sac espèce de salaud, dégage ! »

Catimini Plume

 

 

BONNE ANNEE 6 novembre, 2011

Classé dans : BONNE ANNEE — catiminiplume @ 19:08

La vieille tourne autour du pâté de maisons, marchant sans but sur ses jambes enflées, poussant un vieux Caddie dans lequel elle entasse chaque jour un peu plus d’objets disparates. Kilomètre après kilomètre, elle enchaîne les tours, un coup par la droite, un coup par la gauche, horaires indécis, on peut même la voir circuler la nuit. D’ailleurs, à chaque nouvel an, à partir de minuit, elle marque une pause devant chacune des quatre-vingt maisons du lotissement des Bois jolis et extirpe un objet de son Caddie pour le déposer devant les portes closes. Parfois une vieille poupée désarticulée, parfois une carcasse de poulet, parfois un crâne humain, parfois une boîte à musique, un diamant ou une pépite d’or. Elle marque ensuite chaque porte d’un sept à la craie noire. Elle repart pour une nouvelle année, légère, le Caddie vide. Ils en tous peur mais sortent malgré tout découvrir le cadeau magique ou empoisonné qu’elle leur a laissé.

Elle les tient en son pouvoir, la sorcière édentée qui leur fera la peau à la première occasion.

 

 

Cougar Blues 19 octobre, 2011

Classé dans : Cougar Blues — catiminiplume @ 15:58

L’odeur de citronnelle qui imprègne la moustiquaire me prend à la gorge. Il fait trop chaud dans cette chambre. Moite. Etouffant. Qu’est ce que je suis venue faire dans cette galère ? J’aperçois à l’autre bout de la pièce une araignée grosse comme le poing. J’arrête de respirer, le temps qu’elle ressorte en se faufilant sous la porte. Elles font toutes ça, je ne sais pas pourquoi. Tant mieux. Je ne suis pas sure qu’une moustiquaire suffirait à arrêter ces monstres et il faut bien que je bouge de temps en temps pour aller aux toilettes et dans la salle de bain. Jamais pieds nus. On ne sait pas trop sur quoi on peut marcher. Il parait même qu’il y a des scorpions. Toujours vérifier ses chaussures avant de les enfiler. Et des serpents, aussi, qui remontent le long des canalisations. Je n’en ai pas encore vu et je ne sais même pas si c’est vrai mais rien que l’idée me glace le sang. Je hais cet endroit. Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté ce voyage au Kenya. Je déteste la chaleur et les bestioles, surtout. Allergique à tout, en plus. Puis ces safaris photos c’est pour les péquenots, les beaufs, les cadres en mal d’exotisme. Même si j’avoue qu’approcher des lions me fascinait, j’ai toujours eu beaucoup moins peur des grosses bêtes que des petites. Un lion, tu peux lui parler, au moins. Puis s’il a bouffé il ne te regarde même pas. Une araignée, un scorpion, c’est sournois, insidieux, ça se glisse dans tes vêtements, ça te parcoure le corps pendant ton sommeil, ça te mord. Les moustiques te pompent le sang, et ici ils sont énormes et te laissent des cloques grosses comme des placards. Beurk.

Je suis venue parce qu’il me l’a demandé, c’est aussi simple que ça. J’ai tout plaqué, mon mari, mes enfants, pour aller le retrouver. J’ai dit que j’avais besoin de changer d’air et que je partais faire un safari au Kenya. Ce qui techniquement était vrai, puisque Mathias est guide de safaris là bas.  Je l’ai rencontré à mon club de gym, trente ans, frimeur, tout ce que je déteste. Beau comme un dieu, aussi.

Putain ! Mais qu’est qui m’a pris de venir ! Pour commencer il n’était pas comme prévu à l’aéroport de Nairobi pour m’accueillir, le beau Mathias. Il m’a juste envoyé un SMS pour me dire qu’il avait un empêchement, qu’il  était désolé et que le mieux était que je prenne un taxi et que m’installe dans le Lodge d’un village où il viendrait me chercher.  J’ai failli reprendre le premier vol pour Paris.  Mais j’aurais dit quoi à mon mari ? Puis je n’étais pas venue jusqu’ici pour rien, quand même ! J’ai regardé les étoiles, respiré un grand coup et je suis montée dans un taxi. On a roulé longtemps, d’abord sur des routes, puis sur des pistes. Le chauffeur ne m’a pas dit un mot, sauf pour me réclamer le prix de la course.

L’hôtel semblait correct, à première vue, le genre de palace pour touristes en fin de safari. J’étais la seule pensionnaire mais Mathias devait arriver le lendemain soir avec son groupe. J’ai trouvé que le personnel me dévisageait  avec  un drôle d’air, une femme seule, ils ne devaient pas être habitués. J’ai décidé de dîner dans ma chambre, me rassurant en me disant que demain Mathias serait là. Je me suis couchée après avoir fermé la porte à double tour et bloqué une chaise devant, au cas où. J’ai ensuite installé la moustiquaire tant bien que mal et vidé la moitié de ma bouteille d’essence de citronnelle dessus.

Le lendemain soir Mathias n’était toujours pas arrivé. J’écoutais John Lennon en boucle sur mon portable pour me calmer les nerfs et ne plus entendre le bruit du vent qui s’était levé à l’extérieur. Les communications devenaient de plus en plus difficiles, jusqu’à cesser totalement au fur et à mesure que la tempête se déchaînait dehors.

Cela fait trois jours que ça dure et que je suis coupée du monde extérieur. Nous ne sommes que quatre dans l’hôtel, moi, le directeur, le réceptionniste et un serveur.  Ils m’apportent un plateau dans ma chambre matin, midi et soir, et me parlent à peine. Je reste cloîtrée,  repliée sur mon lit, sous la moustiquaire, à attendre que ça s’arrête et à me maudire d’être venue ici.  Je vais finir ma boîte de calmants et m’endormir en priant pour qu’à mon réveil ce cauchemar soit terminé. J’ai chaud, la tête me tourne, pas d’air…Une araignée se glisse sous la moustiquaire…Sortir d’ici…La fenêtre…J’étouffe…La fenêtre…

Bulletin d’alerte. Suite à la tempête qui a frappé Nairobi et ses environs on a retrouvé une femme blonde de type caucasien, âgée d’environ cinquante ans, errant dans la savane, pieds nus, juste vêtue d’un paréo, ne se souvenant plus de son nom ni de ce qu’elle faisait là, articulant seulement de temps en temps un prénom ressemblant à Mathieu ou Mathias. Elle a été admise à l’hôpital de Nairobi et ne présente aucune blessure grave malgré un état de déshydratation avancé, de multiples plaies aux pieds et des piqures d’insecte sur tout le corps.

Toute personne susceptible de nous fournir des informations au sujet de cette personne est priée de  contacter les autorités au numéro indiqué ci-dessous.

 

 

Immersion archivale 17 octobre, 2011

Classé dans : Immersion archivale — catiminiplume @ 14:50

 

Aller dans le placard. Commencer par la rangée de gauche, étagère du haut, du milieu, puis celle du bas. Mettre les dossiers à archiver sur un chariot. Le tracter péniblement jusqu’au bureau. Les répertorier un par un dans la base de données. Les remettre sur le chariot. Aller chercher la clé des archives dans le bureau du chef. Ne pas les trouver, ni la clé, ni le chef. Partir à la recherche du chef. Aller à la machine à café. Trouver le chef. Lui dire qu’on a besoin de la clé. S’entendre répondre d’attendre cinq minutes. Repartir bredouille à son bureau avec une furieuse envie de mordre. Passer un coup de fil perso en attendant. Raccrocher vite quand le chef revient. Le suivre dans son bureau pour avoir la clé. Repartir avec. Prendre le chariot surchargé et se diriger vers l’ascenseur. Aller au troisième sous-sol. Ne pas réussir à ouvrir la porte. Insister. Donner un grand coup de pied dedans. Penser fort au chef.

La porte cède. J’entre dans le local humide et poussiéreux où je dois classer les boîtes d’archives. Ça pue le rat crevé là-dedans. Comme le chef. Je prends une boîte, je la jette par terre et je shoote dedans. Ça fait un bien fou. J’agrippe le chariot et je le renverse, éparpillant toutes les boîtes autour de moi. Ça fait comme un tapis. Je me jette dedans, je bats des bras et des jambes, je nage dans la mer, ça sent l’iode et les algues. J’entends le cri des mouettes. Je me tourne sur le dos et je fais la planche en comptant les nuages qui moutonnent dans le ciel. Je m’assoupis…

Le lendemain matin à 8 h 07, on la retrouva endormie aux archives.

 

 

La course

Classé dans : La course — catiminiplume @ 14:40

Sonnerie du réveil émerger du brouillard informe nuit blanche traits tirés teint brouillé. Vieille, se sentir vieille. Mais belle, serai belle et même pas du Seigneur oh mon Dieu, vite, vite, une douche jambes à épiler, cheveux à laver, les yeux à farder, boucles d’oreille, où sont mes lentilles, parfum, là, sur le poignet derrière les oreilles l’ensorceler vite vite il m’attend mon sac un coup d’œil dans la glace ça ira mon sac, où est-il, le billet, dans ma poche attraper la valise les pieds dans le tapis. Aie ! collant filé tant pis repartir fermer la porte l’ascenseur vite reflet capté égaré l’air égaré, se ressaisir, courir la valise à la traîne sur ses roulettes – rien ne va jamais comme sur des roulettes – est-ce que j’ai fermé le gaz et les fenêtres va pleuvoir où est mon billet dans ma poche changer de collant dans le train courir j’aurais pas du mettre ces escarpins, j’arrive à la gare, sur le quai…Le train de 8 h 07 est annulé.

 

 

Épouvantail

Classé dans : Epouvantail — catiminiplume @ 14:30

 

Perplexe, il se demande ce que le sculpteur a voulu dire avec cet épouvantail au rictus inquiétant portant un rocher sur le dos, tout empêtré de ses longs bras maigres. Rester zen. Dans ce jardin on est sur une autre planète. Il poursuit son chemin, s’attendant à tout moment à tomber sur une autre bizarrerie tout droit sortie de l’enfer. 807 brindilles craquent sinistrement sous ses semelles, et cette impression de tourner en rond…

Les heures passent, la nuit vient, il ne cesse de passer et de repasser devant l’épouvantail qui semble imperceptiblement changer de position à chaque nouvelle rencontre. Le musée-jardin décrit un cercle concentrique dont l’unique œuvre ne le laissera peut-être jamais sortir.

 

 

DEMISSION

Classé dans : DEMISSION — catiminiplume @ 14:16

Un rai de lumière filtre à travers les rideaux mal fermés et la frappe directement au cœur de l’œil droit, l’extirpant brutalement du rêve où des hérons cendrés glissaient dans un ciel azuréen. Elle s’étire, soupire, pose un pied par terre et écrase sa montre qui marque 08h07. Ça lui apprendra à ne plus rien ranger. Elle titube jusqu’au fauteuil dans lequel elle se cogne avant de percuter l’aspirateur qui traîne au milieu de la pièce. Pas eu le courage de le passer la veille, pas plus qu’elle n’a ouvert les fenêtres, fait les poussières ou épluché les patates pour le gratin dauphinois qu’elle avait promis à ses gosses. Elle croise son reflet dans le miroir de l’armoire, se fait peur, referme les rideaux hermétiquement pour que le soleil lui fiche la paix et retourne se coucher.

Avec un peu de chance peut-être qu’elle réussira à rattraper son rêve.

 

 

SURYA NAMASKARA La salutation au soleil 24 septembre, 2011

Classé dans : SURYA NAMASKARA — catiminiplume @ 22:53

Droite, les mains jointes, les yeux clos, je me prépare. Inspirer. 

Je m’étire, bras levés grand ouverts, tête renversée, prête à embrasser le ciel. Mon corps s’allonge, aspiré par le haut, le dos, les jambes, les bras,  infiniment. Expirer. Mon corps se relâche, je laisse tomber la tête, les bras, le dos. Mes mains touchent la terre. Contact. Je lâche prise. Inspirer. Je lance la jambe gauche à l’arrière, la droite se propulse vers l’avant. Cavalier. Mains au sol, visage à nouveau tendu vers le ciel, mouvement dynamique, mouvement difficile à apprivoiser.  Rétention. Garder le souffle. Résister à l’envie d’expirer. Se mettre en planche, bras tendus, jambes tendues, dos droit. Tenir. Expirer. Ouf ! Menton, poitrine et genoux au sol, mouvement de reptation amorcé, je me sens devenir cobra.  Inspirer. Je suis cobra. Mon buste se redresse, ma tête se relève, les jambes plaquées au sol.  Respirer le silence. Rétention. 

Montagne. Mains et pieds au sol, dos arqué vers le ciel. Toucher le ciel. Garder le souffle. Expirer. Cavalier à nouveau. Inverser les jambes. Ne pas se tromper, la gauche ou la droite ? Concentration.  Rétention. Je laisse mon corps aller, tête en bas, relâché. Reconnaissant. Inspirer.  Je me redresse, bras à nouveau tendus vers le ciel pour tenter d’attraper le soleil.  Expirer. Retour mains jointes. La boucle est presque bouclée, tout reprendre de l’autre côté pour que le cycle soit complet. Puis saluer le soleil encore et encore, tant que mon corps me le permet. M’allonger. Continuer la salutation par l’esprit. 

Cesser. Shavasan. 

Lâcher prise. 

 

 

Un ange dans la ville 24 janvier, 2011

Classé dans : Un ange dans la ville — catiminiplume @ 10:47

 et20100411.jpg Mon ange. Le souvenir de ton regard bleu circule dans ma mémoire. Où es-tu ? Je t’ai tellement appelé dans mes rêves, et je t’appelle encore. Tu ne viens pas. Jamais. Ne me restent de toi que ces quelques photos où tes yeux délavés m’interrogent. « Qu’as-tu fait ? » me disent-ils, « Qu’as-tu fait pour moi ? ».Je déambule sans fin sur ces grands boulevards où une foule joyeuse se presse devant les vitrines animées de Noël. Je t’y avais emmené et tu avais eu peur, peur de la foule, peur des enfants plus grands  qui te poussaient sans ménagement pour voir les marionnettes bigarrées. Je t’avais accompagné et tenu par la main et cela t’avait rassuré. Tu avais ri alors au spectacle des petites souris se disputant des miettes de fromage au dessous su sapin. Tu étais rieur. Rieur et rêveur. Mous avions poussé la porte du Printemps, pris l’escalator pour monter au rayon des jouets, deuxième étage. Chaque année j’y venais avec toi et tu avais le droit d’en choisir un, un seul mais celui que tu voulais. Cette année là ce fut un ours en peluche, un ours tout simple, brun, doux, aux yeux bleus comme les tiens. 

Nous sortons du grand magasin, moi te tenant par la main, toi accroché à ton nounours  que tu tiens comme un talisman face à cette foule que tu crains, comme si tu pensais qu’elle  pouvait t’avaler, t’absorber tout entier. La ville te fait peur.  Ce bruit, ces lumières, tous ces gens qui s’agitent, tu n’y es pas habitué, et pourtant chaque année tu me demandes de t’y emmener  à nouveau. Tu as confiance en moi. Je souris en serrant un peu plus fort ta main dans la mienne. On nous bouscule, ton nounours t’échappe et tu pousses un cri de désespoir. L’ours  s’envole et atterrit sur la chaussée, un peu plus loin. Les mouvements de la foule s’intensifient, je serre ta main de toutes mes forces et toi tu hurles, tu te débats et tu finis par m’échapper. Tu te faufiles comme une anguille au travers de la masse compacte, tandis que je tente de te rattraper. Je me lance dans la mêlée, criant ton nom, je donne des coups de sac, des coups de coups de pieds, des coups de poing, je sens que je perds une chaussure, je continue à avancer et j’émerge enfin, échevelée, juste au moment où le bus surgit. Choc. Un bruit mat. Rideau. La pièce est finie. 

Mon ange. Le souvenir de ton regard bleu circule dans ma mémoire. Cette année je reviens sur les lieux du crime. Si le conducteur de bus chauve au regard égaré qui t’a percuté ce jour là n’avait pas eu 3 grammes d’alcool dans le sang il aurait pu freiner à temps, sûrement. Il n’aurait pas paniqué en voyant le mouvement de foule menaçant de s’étaler sur la chaussée. Il se serait arrêté et aurait attendu tranquillement que ça passe. De toute façon ce n’est plus un problème puisque je l’ai buté juste après son procès. Mais j’ai bien vu dans tes yeux que ça ne suffisait pas. Ce matin je suis revenue, j’ai regardé les marionnettes s’agiter dans les vitrines,  poussé la porte du Printemps, pris l’escalator et je suis montée au rayon des jouets, deuxième étage. J’ai acheté un ours en peluche, pas le même que le tien, je n’en ai pas trouvé, mais ce que je peux te dire c’est qu’il avait les yeux bleus.  J’ai payé et je suis montée au dernier étage. Je suis sortie sur la terrasse d’où j’ai regardé pour la dernière fois les lumières de la ville. Je suis rentrée dans la cafétéria où j’ai pris un chocolat chaud, puis je suis allée m’enfermer  dans les toilettes pour y faire mon petit bricolage. Je suis redescendue par les escalators et suis sortie du magasin pour me fondre dans la foule. Je me suis arrêtée net, en plein milieu, j’ai sorti le nounours de son sac et l’ai serré contre mon cœur pour activer le détonateur de la bombe que j’avais cousue dans son ventre. 

Voilà mon ange, j’espère que tu seras content et qu’on va bientôt se retrouver tous les deux, comme avant. 

Catherine Baumer 

 

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